En formation en alternance depuis presque deux ans à l’ESJ PRO, nos 13 étudiants se forment au métier de journaliste de presse écrite et web. Du 8 au 12 mai 2018, ils vous proposent de suivre le festival ImageSingulières à leurs côtés. Pour se présenter, chacun a choisi une photo qu’il a prise. Ils nous expliquent en quoi elle leur ressemble.

Arielle Bossuyt

Je n’ai pas l’habitude de parler de ma vie car j’écoute celle des autres. Serait-ce la petite fille curieuse, que j’étais autrefois, toujours à l’affût de nouvelles histoires qui résiderait encore en moi ? Des histoires qui m’ont conduite en Belgique, en Angleterre ou au Canada où j’ai eu la chance d’être publiée pour la première fois. Apprentie journaliste au Dauphiné libéré en Ardèche, je poursuis ce désir de parler de la vie des gens, contemplative. Contemplative, comme un héritage de cette enfance passé à la campagne, où j’ai grandis en prenant mon temps, en me réjouissant des choses simples et en profitant des vastes plaines de Normandie. Monet l’a peint, moi je l’ai vécu… Depuis, j’avance et je m’accroche ardemment à mes objectifs, comme des points de repère dans un monde instable et incertain.

 

Melissa Boulahyane

Cher blog, aujourd’hui, nous sommes le [insérez la date à laquelle vous lisez ceci] et je suis installée autour d’une table, à Sète, en train de taper sur mon clavier. Stressée / impatiente / bonne vivante [ou mauvaise morte tout dépend du point de vue] / obstinée / utopiste / attachiante / insatiable / féministe [rayez mentions inutiles] je prends part à l’aventure ImagesSingulières.

Ça fuse. Et voilà que je recommence cette biographie.

Toujours ces 1000 idées qui fourmillent dans ma tête comme une multitude d’écrans qui s’allument et s’éteignent. Au milieu de tout ça, il y a moi, Mélissa, 25 ans, qui donne un sens à toutes ces pensées. Ça y est, je crois que j’ai enfin réussi à mettre un point final à cette biographie.

 

Morgane Bret

Qui suis-je ? Ça, c’est un secret. Je pourrais peut être vous accorder que j’aime me voir telle un petite souris. Je me faufile, tend l’oreille, scrute les alentours… Un seul but, raconter l’histoire. D’un homme, d’une femme, d’un combat. C’est pour cela que j’ai choisi d’être le témoin de nos sociétés. Il y a peu un confrère s’est décrit comme journaliste humaniste. Ça me plaît. Être un relais ou lanceur d’alerte. Donner la parole à l’individu invisible dans la masse. Cette photo représente tout cela. Vivre le moment, dans le moment. Du haut de mon 1,60 mètres au milieu de la foule, éveiller les consciences, créer le débat. J’ai choisi d’être journaliste. Et cela en dis déjà beaucoup de moi.

 

Maïlys Breteau

Mon monde est fait d’histoires, de magie, d’aventures et de création. Ma bulle imaginaire est l’oxygène de ma vie. Cet émerveillement du tout m’a façonnée. Mon imagination débordante me caractérise, tout comme l’artiste qui est en moi. Mais, ne vous y trompez pas. Derrière cette enveloppe quelque peu enfantine, il y a une femme déterminée, que seule elle-même peut arrêter. Vous pourrez autant me trouver dans une prison à défendre les personnes incarcérées ou dans un quartier sensible à capturer la parole des délinquants que sur une scène de spectacle avec strass et paillettes. Vous pourrez autant me surprendre à lire un livre sur le plus grand bandit du moment qu’à écrire des histoires pour enfants. Professeur de danses, juriste et journaliste, rien ne s’oppose. Ce qui me fascine : l’humain, avec toute sa complexité.

 

Driss Chaït

Journaliste. Photographe. Interviewer. Réalisateur. Psychologue. Dénonciateur. Barré. Ouvert. Pudique. Solitaire. Fier. Amoureux. Baroudeur. Aventurier. Angoissé. Bon vivant. Déconneur. Curieux. Clopeur. Loyal. Royal. Badaud. Métisse. Maghrébin. Franchouillard. Limougeaud. Tulliste. Copieux. Rancunier. Casquetté. Sociétal. Minoritaire. Scorpion. Impatient. Rêveur. Allergique. Perméable. Ambitieux. Calme. Piquant. Chanteur. Pauvre. Hargneux. Libéral. Indécis. Culotté. Douteux. Provocant. Observateur. Peintre. Inventeur. Intrigué. Social. Sociable. Partial. Jaloux. Couche-tôt. Danseur. Obstiné. Droitier. Gauche. Débrouillard. Caféiné. Moderne. Victime de la mode. Attentif. Tout ceci, je le suis.

 

Martin Choiselat

J’ai pris cette photo sur la Trouée d’Arenberg, cette année, quelques minutes avant le passage des coureurs de Paris-Roubaix. Gamin, je roulais sur les caniveaux pavés de mon village, en m’imaginant pédaler plus vite qu’eux sur une course imaginaire. Je regardais Paris-Roubaix à la télé, les yeux grands ouverts. Finalement piètre sportif, je savais que je ne serai jamais un de ces héros. Le journalisme m’a au moins permis de les raconter. Aujourd’hui, j’ai 27 ans et je travaille à la rédaction des sports de Ouest-France à Nantes. Je ne pédale toujours pas aussi vite que les grands champions mais j’ai pris gout au clavier, à l’écriture, aux rencontres, dans le sport et dans le reste.

 

Géraldine John

En haut du Cap Blanc-Nez, on perçoit les côtes anglaises: la moitié de ma personnalité, de ma culture et de ma famille se trouve à 34 km de moi. Un peu comme le slogan de mon journal, Nord Littoral : “De loin le plus proche de vous”. Vous ne verrez qu’une partie de mon visage car vous ne me connaîtrez jamais totalement. Juste un œil, méfiant, qui observe, surveille. Ici, je cache bien les années passées à me battre contre ma maladie de Crohn pour finalement me trouver en haut du Cap, telle une conquérante, enfin en rémission et satisfaite du chemin parcouru en dépit des faux départs. « ‘This a lesson you should heed: Try, try, try again. If at first you don’t succeed, try, try, try again. »

 

Sébastien Lucot

Un canal de foudre tracé en un éclair. Une comparaison avec le journalisme qui prend tout son sens, ce métier devant réunir rapidité et précision dans le traitement de l’information. Passionné de météorologie, j’aime allier ma profession avec ce loisir qu’est la traque et la photographie des orages. Par ailleurs, j’ai effectué plusieurs expositions de ces clichés. Elles ont suscité l’intérêt du public et des médias locaux, les caprices du temps étant de plus en plus vulgarisés au grand public. Habitant en Normandie dans la Manche, à 25 ans j’évolue en alternance entre l’Ecole supérieur de journalisme à Montpellier et le journal Ouest-France dans deux rédactions, Saint-Lô et Granville. 

 

Maxime Pionneau

C’est une photo prise dans la boutique d’un barbier des Balkans. A Novi Sad, en Serbie. J’ai habité là-bas à l’époque où je ne savais pas trop quoi faire de ma vie : travailleur social ? Marin ? Prof de français à l’étranger ? Je me souviens être passé plusieurs fois devant l’échoppe sans oser entrer. Je n’ai pas de barbe mais, par contre, j’aime bien aller voir les gens. Le barbier était un vieux type avec une barbe blanche et sa boutique ressemblait plus à un bazar qu’à un salon froid et climatisé. Et puis voilà. J’ai sauté le pas et pris deux-trois clichés du bonhomme. Après ça, j’ai intégré l’ESJ PRO et la rédaction de Ouest-France à Cholet (49) puis Flers (61). J’attends toujours que ma barbe pousse.

 

Cédric Rémia

23 ans, originaire de Tours. Journaliste alternant au sein du groupe Prisma Média, basé à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), je poursuis ma formation à l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ Pro) de Montpellier. Diplômé de l’Académie ESJ Lille, je suis passé par La Voix du Nord et La Nouvelle République en tant que stagiaire et correspondant local de presse. Je suis par ailleurs dessinateur amateur, spécialisé dans les portraits de personnalités. Sur cette photo, prise à Montpellier, je remets un portrait à Aurore Kichenin, Miss Languedoc-Roussillon 2017, en marge d’une interview. Ce cliché reflète à la fois mon attachement à la région, ma profession de journaliste et ma passion du dessin.

 

Robin Serradeil

La tignasse au vent, le pif en l’air, le Robin hume le marin méditerranéen ou breton. Le long des côtes, sur les chemins poussiéreux, les sentiers montagneux, le Robin est une espèce en quête d’espace. Il pousse sa marche, le pas nonchalant, sur de la Dark Country Néo-Classique (oh yeah), et des guitares qui l’inspirent et le transcendent. Le Robin est mélomane un peu.

Il se prête au jeu des lignes sur sa six cordes en premier, sur son boitier photographique, ensuite. Puis il s’échappe, il court, s’abandonne aux piste de bowling, façon années 1990. Et repense parfois à sa Catalogne, ses quatre barres rouges qui emprisonnent son esprit dans le souvenir de ses paysages. Apprivoisez-le !

 

Victor Tillet

Depuis tout petit, deux passions rythment ma vie : le journalisme et le sport. Si je devais comparer une discipline à cette belle profession, ce serait l’escalade. Car on s’attaque à une paroi comme à un sujet. Avec des certitudes qui, à chaque instant, peuvent être balayées par l’inattendu. Pour atteindre un sommet comme achever un papier, tant de chemins sont possibles. Avancer méthodiquement, se laisser aller à l’improvisation, à la créativité… C’est pourquoi cette photo me représente parfaitement, car j’aime avoir autant de choix en pratiquant mon métier comme le sport. Tout en vivant chacun de ces instants comme un jeu. J’essaye de nouvelles choses, je me trompe parfois, mais je me bat pour atteindre mon objectif. Et de tout ça, je ne m’en lasse jamais. Parce que j’en tire toujours un nouvel enseignement.

 

Jean-Adrien Truchassou

Bien que plus à l’aise dans les travées de Beaublanc, la cathédrale du basket français que je côtoie depuis gamin, que dans un festival photo, me voilà embarqué sur ImageSingulières. Une première du haut de mes 23 ans. Et, comme pour chaque « première fois », un drôle de sentiment pointe le bout de son nez. Entre stress et excitation. La même émotion qui m’a envahi, lorsque j’ai quitté, seul, Limoges pour rejoindre la Corse pour étudier à 18 ans. Idem, quand j’ai débuté, en septembre 2016, mon contrat de professionnalisation au Populaire du Centre et à l’ESJ PRO. La comparaison est certes osée, mais hâte de voir ce que me réserve #IS2018 (un petit hashtag, ça fait toujours bien pour un journaliste connecté). Un festival rassemblant des passionnés. Comme ceux qui se massent tous les quinze jours à Beaublanc. Comme quoi, entre le sport et la photo, il n’y a (presque) qu’un pas…