ImageSingulières 2018

vu par les étudiants d'ESJ PRO Montpellier

La gare de Sète, nouveau repaire des féministes?

Dans le hall et sur la façade de la gare sétoise, une dizaine de clichés en format géant s’imposent. Le lieu de passage des voyageurs est devenu le témoin des luttes féministes au XXème siècle.

Qu’elles soient motardes, aviatrices, taxis, photographes, toutes ces femmes ont un point commun. Leur portrait fait partie du fonds photographique Roger-Viollet. En exposant ces clichés d’archives, ImageSingulières affiche clairement sa volonté de parler des femmes à l’ère du #MeToo. Une question se pose alors : comment la photographie peut-elle soutenir un mouvement social tel que le féminisme ? Entre deux trains, sur un quai, nous avons demandé l’avis des badauds.

Certain-e-s pensent qu’il s’agit là d’un témoignage pour le moins esthétique. Pour d’autres, le média photo permet de laisser une trace. Celle d’une lutte qui se poursuit au fil du temps. Mettant ainsi en lumière des événements emblématiques de l’histoire.

 


Le billet: Où sont les femmes ?

Envie d’avoir plus de vues sur votre blog ? D’obtenir plus de likes sur votre page Facebook ? Faire parler de vous ? La réponse est simple. Voici la démarche à suivre. Prenez 500 grammes de #MeToo, ajoutez-y une pincée de Weinstein et mélangez jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Pressez un zeste de luttes sociales – en l’occurrence des luttes féministes – sans omettre de réserver les pépins. Ce qu’ImageSingulières n’a visiblement pas sû faire.

Un vernissage annulé pour cause de vent, un titre d’exposition démago à souhait et une gare vide au possible. Voici tout ce qu’il faut faire pour aborder le moins possible le thème des luttes féministes au XXème siècle. A l’aide de Roger-Viollet, les organisateurs du festival avait pourtant mis le paquet pour se donner bonne conscience. Ce mal aurait sûrement pu être évité.

Entre nous, pourquoi perdre une vingtaine de minutes dans les bouchons sétois juste pour se rendre à ce pastiche d’exposition? Des photos de mode. Voilà tout. Peu mis en valeur, les clichés s’étalent de manière démesurée sur la façade de la gare ou se cachent dans un coin. Si bien que les visiteurs pourraient presque jouer à « où est Charlie »? Sur ceux-ci l’on peut voir Martine à la danse, Martine pilote d’avion, Martine conduit un taxi ou encore Martine et sa moto. Où est la lutte dans tout ce capharnaüm ? Ça y est, je sais ! Dans les entrepôts Larosa avec les photos de Mai-68

MELISSA BOULAHYANE et DRISS CHAÏT

Crédit photo: Driss Chaït

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