ImageSingulières 2018

vu par les étudiants d'ESJ PRO Montpellier

Des premières impressions entre nostalgie, curiosité et surprise

À l’entrée de Sète, dans les entrepôts Larosa, le festival de photographie documentaire ImageSingulières s’est ouvert ce mardi 8 mai. Malgré ce jour férié, quelques dizaines de curieux ont foulé les allées de cette friche industrielle à la découverte de clichés de la mafia japonaise ou de slogans de Mai 68. 

Tam, 37 ans, Toulouse

« Avec des amis, je suis tombé un peu par hasard sur ImageSingulières. Nous sommes assez curieux. A titre personnel, je suis plus intéressé par la photographie que par les oeuvres abstraites, donc c’était l’occasion de venir. Il y a de l’espace, les oeuvres sont bien mises en valeur dans ce grand hangar industriel, et les thèmes abordés sont variés. Le lieu ajoute un cachet aux oeuvres. J’ai fait un premier tour rapide des expositions, et là je vais me concentrer sur celle de Mai 68. Il y a des liens avec l’actualité et le graphisme des affiches est à la fois beau et moderne. Ça me parle de manière plus immédiate que le travail d’autres artistes qui nécessitent plus de réflexion. »

Shoshanna, 74 ans, Pays Lodévois

« J’entends parler de ce festival depuis longtemps, mais c’est la première fois que j’y mets les pieds. Je ne connais aucun des photographes exposés ici, c’est vraiment par curiosité. La photographie m’intéresse beaucoup, je la pratique de temps en temps car je suis peintre. Ici, je cherche juste à être surprise, touchée. Le travail de l’Ukrainien Alexander Chekmenev sur des personnes âgées ou malades en Ukraine (sollicités pour refaire leur passeport après la chute de l’Union soviétique, ndlr) m’a vraiment bouleversée. Chaque image raconte énormément de choses : la vie de ces gens, leurs regards hallucinés, la détresse sociale et l’insalubrité des locaux où ils vivaient. »

Brigitte, 71 ans, Toulouse

Originaire de Toulouse, Brigitte a eu coup de coeur pour l’exposition sur les Yakuzas de Chloé Jafé.

« Je viens ici pour la quatrième fois. J’ai d’ailleurs loué pour l’occasion une petite piaule à Sète pour quatre jours. Je suis intéressée par la photographie, mon compagnon la pratique. ImageSingulières est un mélange entre le côté artistique du festival de photographie d’Arles et des photos de guerre de celui de Perpignan. Cette année, j’ai apprécié le travail de l’Ukrainien Alexander Chekmenev et de la Française Chloé Jafé (sur le thème des Yakuzas, la mafia japonaise, ndlr). L’exposition sur Mai 68 m’a aussi plu, c’est mon époque. J’étais à Paris à ce moment-là, jeune et naïve politiquement. Revoir ces images me rend nostalgique. »

Laetitia et Tamara, 39 ans, Montpellier

Laetitia et Tamara, deux Montpelliéraines, se sont passionnées pour l’exposition consacrée à Mai 68.

« Ce matin, une amie nous a envoyé un message pour nous dire que ce festival avait lieu. On en avait déjà entendu parler, mais nous n’étions jamais venues. Aujourd’hui, notre objectif était d’aller voir l’exposition sur Mai 68 et les luttes féministes au XXe siècle, deux choses qui nous tiennent à coeur. Ce sont plus que jamais des sujets d’actualité. C’est pénible que cela le soit encore à ce point-là. Ce qui nous a interpellées, c’est la mobilisation des gens à l’époque comparé à celle d’aujourd’hui. À travers cette exposition, on voit vraiment la solidarité de tout un peuple, quelque soit les âges, les origines. C’est inspirant pour nous qui, plusieurs générations après, n’arrivons pas à recréer cette mobilisation. »

CEDRIC REMIA ET SEBASTIEN LUCOT

 

Crédit photos : Sébastien Lucot

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